Sophie Cadieux Virginia Woolf Essays

Tragedy strikes Downton (ITV)

It has been a hard day for me, the day after the PBS Masterpiece broadcast of S3E5 (or E4 if you go by PBS calculations: they showed ITV E1 & 2 together as one for the premier).  As millions of Americans watched this episode, there were gasps of disbelief as events unfolded. The amount of chaos and mayhem was far too much for one to bear and many fans are consoling each other today as they struggle to digest what had happened. I myself wanted to jump through my TV set to comfort  the characters.  But of course, this is just a TV drama and it was all make believe.

I am of course referring to the horrible kitchen mishaps. There is nothing worse to a cook than when things go wrong, and this was excruciating to watch.  What beginner and non-cooks don’t realize is that not all dishes turn out perfectly and some make it to the dining room undetected, like the salted raspberry meringue.  Others are ruined.  Tragedy can strike the experienced cook, just as easily as the novice.  You never know.  I know, it can be heart breaking. This week we witnessed two disasters, one dish thankfully was brought back to life, the other unfortunately did not make it.

  1. Kitchen Disaster 1: Curdled Hollandaise (photo ITV)

    The Hollandaise Sauce Curdled: Can you imagine cooking an important dinner and when you are ready to serve the hollandaise it has separated?  I would have been mortified, as was Daisy and Ivy.  Thankfully young Alfred knew some “tricks of the trade”. If a finished sauce starts to separate, a tablespoon of cold water beaten into it will often bring it back. If that fails, whisk another egg in a separate heated bowl, and then slowly whisk in the curdled sauce.  Here is a recipe for Escoffier’s Hollandaise Sauce and other sauce pointers.

    dropped kidney souffle (photo ITV)

  2. Soufflé is Burnt AND Lands on the Floor:  It wasn’t bad enough that Mrs. Bird was forced to hand in her notice when Isobel hired Ethel, former Downton maid and more recently a prostitute.  Mrs. Bird’s soup kitchen alone spoke to her good character. I suppose tragedy was bound to happen. Ethel attempted a soufflé which was not only burnt, she dropped in on the floor. Not since the chicken in S1 have I seen such horror.  Personally, I am not a fan of offals, but still it was tragic waste of food.  A recipe for unburned kidney soufflé.  The poor girl was trying so hard.

I was so traumatized by what happened in the kitchens that I blanked out the rest of the show.  Or was it the other way around?  There were some other major plot twists, but I wouldn’t want to spoil things for those fans who have yet to see it. Perhaps I can talk about it another day, but today I will just console myself with rice pudding.

Baked Rice Pudding

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This is a Victorian era recipe based on Mrs. Beeton's recipe, which could be tossed in the oven and left while attending to other kitchen duties in the Abbey. Really easy without a great deal of fuss.

Baked Rice Pudding

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This is a Victorian era recipe based on Mrs. Beeton's recipe, which could be tossed in the oven and left while attending to other kitchen duties in the Abbey. Really easy without a great deal of fuss.

ServingsPrep TimeCook Time
2people5minutes2hours
ServingsPrep Time
2people5minutes

Ingredients

Servings: people

Units:

Instructions

  1. Preheat oven to 275°F. Lightly grease a 9 inch square pan or small casserole dish.
  2. Place the milk and sugar in a saucepan over heat. Melt butter in the milk mixture. Place the rice in the baking dish. Pour milk over the rice, mix in the raisins if using, and add the bay leaf.
  3. Bake for 1½ to 2½ hours (depending on the type of rice you use), stirring every 30 minutes or so.
  4. Remove from the oven, grate nutmeg over the surface.
  5. Increase the oven temperature to 325°F and return to the oven for an additional 15 minutes.
  6. Remove the bay leaf and let rest before serving warm. I like to add some nonfat strained yoghurt, a few sliced almonds and berries.

Recipe Notes

There is nothing as comforting and as filling as rice pudding. This is a great easy recipe that anyone can do. Lord D loves rice pudding and I love to keep him healthy.

Many recipes call for cream and require time tending to it on the stove. I sometimes leave it in the oven for 2 hours or more, but should be ready in an hour. Don't worry if you forget to stir, you can add some hot milk at the end and stir to work out any clumps.

Au lit avec Virginia de Sophie Cadieux – [Espace Go]

La réflexion sur les obstacles à la créativité littéraire féminine dont faisait état Virginia Woolf dans Une chambre à soi en 1928 a-t-elle toujours lieu d’être aujourd’hui? Tentant de répondre à cette question, la comédienne Sophie Cadieux investit le Théâtre Espace Go, où elle est en résidence artistique, pour une lecture de l’essai de Woolf en trois parties s’échelonnant sur trois soirs.  Entre chaque chapitre, Sophie Cadieux offre à entendre des textes d’écrivaines québécoises contemporaines portant sur les conditions nécessaires à l’écriture. Ces auteures sont Djemila Benhabib, Fanny Britt, Suzanne Jacob, Catherine Mavrikakis et Sophie Pouliot.

Écrivaine, critique littéraire et éditrice, Virginia Woolf est connue pour avoir réinventé le roman et expérimenté avec l’esthétique littéraire. Consciente des liens entre le questionnement des formes narratives et la contestation des structures de pouvoir, elle combattit le patriarcat et la misogynie tout au long de son existence, cherchant à « tuer l’ange de la maison ». Invitée en 1928 par des universités féminines à parler des femmes et de la fiction, Virginia Woolf remania cette conférence l’année suivante en une œuvre d’un genre nouveau, Une chambre à soi, qui tient à la fois de l’essai, du pamphlet et de l’autofiction.

Pour Au lit avec Virginia de Sophie Cadieux,  l’Espace Go a aménagé spécialement une pièce – une pièce à nous? – dans ses murs, à laquelle on accède en se faufilant à travers les méandres du théâtre. On a déjà l’impression d’être en route vers une rencontre atemporelle, secrète et privilégiée. On arrive enfin à une salle-boudoir éclairée par des lampadaires à l’ancienne et bordée par des rideaux, où nos pieds foulent des tapis et où on se laisse envelopper par des fauteuils, pour aller à la rencontre avec Virginia Woolf et entrer dans l’intimité de sa réflexion. Sur scène, Sophie Cadieux est aussi à l’aise que nous, allongée sur un lit, un exemplaire d’Une chambre à soi à la main. Côté jardin, Isabelle Brouillette l’accompagne, règle le son, baisse et monte les volets, met un tablier, épluche des légumes et cuisine une soupe. Lorsque Sophie Cadieux partagera avec nous les lettres des auteures contemporaines, Isabelle Brouillette ira s’allonger à côté d’elle pour se joindre à la lecture.

Si vous imaginez une lecture plate dans tous les sens du terme, détrompez-vous. Tout d’abord, l’essai de Virginia Woolf est tout sauf ennuyeux. Amusant et fantaisiste, nullement hermétique, intelligent sans être savant ou pédant, il nous fait cheminer au propre et au figuré : on suit les pérégrinations de Mary Beton, Mary Setton et Mary Carmichael, les différentes personnalités endossées par Woolf alors qu’elle se promène dans un imaginaire Oxbridge ; se fait interdire l’entrée de sa bibliothèque ; se rend à un diner de femmes où la nourriture n’est guère appétissante, faute de moyens ; consulte nombre d’ouvrages écrits par les hommes sur les femmes à la bibliothèque du British Museum ; lit dans un restaurant un journal qui permettrait à un extraterrestre, par un seul coup d’œil, de se rendre compte que la société où elle vit est patriarcale ; invente une Judith Shakespeare, sœur très talentueuse de Shakespeare au triste sort, qui incarne l’ostracisme historique, spatial, politique, intellectuel et artistique auxquelles les femmes furent contraintes à l’époque élisabéthaine. En outre, si on se laisse happer par Au lit avec Virginia, c’est essentiellement grâce à la lecture vivante de Sophie Cadieux, dont la fluidité n’est sans rappeler la musicalité des formes littéraires de Woolf. Celle-ci ne l’aurait pas désavouée.

Pour plus de fluidité justement, je me demande si l’énonciation d’une hypothèse de travail par Brouillette, Powerpoint à l’appui dans un cadre ancien, ainsi que les diaporamas et vidéos ne seraient pas superflus. Ils me semblent trancher avec l’univers de la pièce, même si les clashs anachroniques ont parfois leur charme. Par ailleurs, la musique parfois diffusée pendant la lecture ne me semble pas toujours nécessaire. Pour rester dans le propos de Woolf et dans la mise en scène juste et colorée qu’en fait Cadieux, un dispositif plus dépouillé ne serait-il pas de mise?

Dans Une chambre à soi, Woolf s’intéresse aux conditions de vie des femmes, car celles-ci affectent leur créativité littéraire : « la fiction, œuvre d’imagination s’il en est, n’est pas déposée sur le sol tel un caillou […] ; le roman est semblable à une toile d’araignée, attachée très légèrement peut-être, mais enfin attachée à la vie par ses quatre coins »*. Woolf se demande notamment pourquoi l’époque élisabéthaine ne compte pas d’écrivaines et de poétesses, pourquoi les femmes écrivent surtout des romans et peu de poésie en 1928, pourquoi elles sont alors si pauvres et les hommes si prospères, quel est l’effet de la pauvreté sur l’accès à la création littéraire, quelle est l’influence du genre sur l’écriture… Elle déplore « l’étroitesse de la vie qui […] est imposée »* aux femmes : elles sont interdites d’université, de bibliothèque, de voyage, d’autonomie. Elles ne peuvent même pas s’assoir sur l’herbe, circuler seules dans Londres, manger à la terrasse d’un restaurant. Ce qu’il leur faut pour pouvoir écrire, insiste Woolf, est de l’argent et une pièce à soi, un bureau avec une serrure à la porte où s’isoler, corollaire d’un temps qui leur est propre. Le titre initial d’Une chambre à soi était d’ailleurs On frappe à la porte. Et seules ces conditions pourront garantir une liberté intellectuelle et matérielle, propice à l’acte de création littéraire et au « pouvoir de penser par soi-même »*.

Avant de me rendre à la lecture de Sophie Cadieux, je m’étais demandé si l’intitulé Au lit avec Virginia ne risquait pas de reléguer les femmes à l’espace entre chambre à coucher et cuisine dont Woolf voulait les sortir, à les cantonner aux clichés de la féminité : épouse, amante, mère, objet de plaisir, « artisane dévouée du foyer », pour emprunter les mots de Sophie Pouliot. Mais, une fois que j’ai vu la pièce de Cadieux, j’ai compris que son intention était ironique et dénonciatrice. En effet, elle lit en ouverture une lettre de Suzanne Jacob, où celle-ci récuse la traduction du titre original en anglais de l’essai A Room of one’s own par Une chambre à soi, rappelant les draps et le lit. Pour Suzanne Jacob, cette formulation – qu’on doit à Clara Malraux en 1951 – participe d’une volonté politique d’« éconduire les femmes de la place publique ». Le titre Une pièce à soi serait beaucoup plus approprié, souligne-t-elle. D’ailleurs, la nouvelle traduction qui vient de paraître (le 1er février 2013 chez Publie-Papier, traduction de Jean-Yves Cotté) s’intitule – enfin, plus de 84 ans après!- Une pièce à soi.

Et qu’en est-il des conditions de création littéraire pour les femmes d’aujourd’hui? Cadieux nous apporte quelques éléments de réponse avec les témoignages de quelques auteures. Entre autres, Sophie Pouliot raconte les difficultés d’écrire lorsqu’on est épouse et mère, de s’octroyer quelques heures de concentration sans interruption. Elle réclame, pour ses consœurs écrivaines et elle-même, la pièce et le temps dont elles ne disposent toujours pas. Citant le très bel ouvrage Écrire de Marguerite Duras, Catherine Mavrikakis demande, plutôt qu’un lieu, du temps hors temps, qui ne soit pas « soumis à la dévoration de Chronos », où elle puisse rejoindre la sauvagerie de l’écriture. Pour Fanny Britt, tous les écrivains ayant des enfants, hommes ou femmes, sont « égaux devant le cul-de-sac » et n’ont pas la possibilité d’écrire. Et, même sans enfants, je me demande, a-t-on vraiment le temps et les moyens financiers de se consacrer à l’écriture, lorsqu’on doit gagner sa vie?

En 2013, la réflexion de Virginia Woolf est donc toujours criante de vérité. Elle a d’ailleurs reconnu que l’écrivain et l’écrivaine étaient tous deux confrontés à l’indifférence et au mépris, tout en soulignant que la situation était beaucoup plus difficile pour les femmes. Les choses ont-elles vraiment changé aujourd’hui? Woolf a écrit en 1929 : « Au surplus […] les femmes, dans cent ans […] participeront à toutes les activités, à tous les emplois qui leur étaient refusés autrefois »*. 84 ans plus tard, c’est toujours loin d’être le cas.

*Toutes les citations indiquées par un astérisque sont tirées de l’ouvrage Une chambre à soi, dans l’édition en français de 1018 en datant de 1992. La traduction est de Clara Marlaux et date de 1951. Le texte lu par Sophie Cadieux sur scène a été traduit au Québec par Élise Argaud.

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NAYLA NAOUFAL



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À propos de Nayla Naoufal


Nayla est stagiaire postdoctorale à l'Université Laval, où ses travaux s'inscrivent au croisement de l'éducation relative à l'environnement, de l'éducation interculturelle et de l'éducation à la paix. Dans son autre vie, elle est critique de danse et collabore à Ma mère était hipster et au Devoir. Fondatrice du blogue Dance from the mat et vagabonde intellectuelle assumée, elle affectionne les librairies, les bibliothèques et les salles obscures.

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